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Alimentation
embarquée pour
éclairage et feux de fin de convoi
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Objectif :
Alimenter
un éclairage de voiture ou des feux de fin de convoi, à LED, en prenant la
tension sur les rails par les essieux.
La
luminosité des LED devra être aussi constante que possible.
En
option, pour une rame réversible, le basculement automatique des feux de fin de
convoi entre LED blanches et LED rouges se fera en fonction du sens de marche,
sans connexion à la motrice.
Le
système doit fonctionner quel que soit le type d’alimentation, courant
continu, haché, alternatif ou DCC.
Montage :
Le
montage se compose de plusieurs éléments permettant de décrire la solution en
plusieurs étapes :
1.
le circuit de charge du condensateur
2.
l’alimentation des LED par régulateur de courant
3.
la détection du sens de marche
Chacun
de ces éléments peut être utilisé isolément pour d’autres applications.
1.
Circuit de charge du condensateur
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Afin
d’éviter les clignotements dus aux mauvais contacts rails/roues, l’alimentation
comporte un condensateur se chargeant lorsque le contact roues/rails est
bon, et restituant son énergie lors des coupures d’alimentation.
Un
condensateur de valeur moyenne (470 μF 25v) suffit car, de toute
manière, si les mauvais contacts sont trop importants, la motrice s’arrêtera.
Cette valeur peut être augmentée en fonction de la charge à alimenter
(nombre de LED).
Pour
fonctionner dans les deux sens de marche ou sur une alimentation en
alternatif ou DCC, le condensateur est alimenté au travers d’un pont
de diodes (1N4007).
Pour
fonctionner en courant haché ou en DCC, il faut limiter le courant, car
le condensateur se comporte comme un court circuit en présence des
composantes à haute fréquence (sans limitation, le courant peut aller
jusqu’à faire vibrer les roues de manière audible). Le but est à la
fois de soulager l’alimentation et, dans le cas du DCC, d’éviter de
perturber le fonctionnement des commandes. Une simple résistance joue
ce rôle (33 ou 68 ohms paraît un bon compromis, assez faible pour ne
pas réduire la tension maximale de charge du condensateur, compte tenu
du courant consommé par les LED, et assez forte pour limiter l’appel
de courant lorsque le condensateur est complètement déchargé). |

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2. Alimentation des LED par
régulateur de courant
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Le
courant dans une LED alimentée au travers d’une résistance dépend
linéairement de la tension d’alimentation.
Même
si en DCC, voire en courant haché, le condensateur se recharge
normalement au même niveau lorsque les roues font contact avec les
rails, il n’en sera pas de même en cas de mauvais contact ou à plus
forte raison lorsque la tension des rails est fonction de la vitesse. La
luminosité dans les LED va donc varier et nuire au réalisme.
Le
maintien d’un courant constant dans une LED évite ce
phénomène : dès que la tension est supérieure à un certain
seuil, la LED éclaire de la même manière quelle que soit la
tension, ce qui permet d’utiliser de manière optimale à la fois la
LED et l’énergie stockée dans le condensateur.
Il
existe des circuits intégrés régulateurs de courant (LM317), mais,
pour quelques milliampères, 2 transistors et 2 résistances donnent le
même résultat, pour un coût moindre et un encombrement plus facile à
dissimuler.
Le
transistor T1 conduit tant qu’il est polarisé par R1 et alimente la
LED (ou le groupe de LED). Dès que la chute de tension dans R2 atteint
0,7v environ, T2 conduit et diminue la tension de polarisation de T1,
régulant donc le courant dans la LED à cette valeur. Il est possible d’alimenter
plusieurs LED en série par un seul régulateur (éviter de mettre les
LED en parallèle), et de brancher sur le condensateur plusieurs groupes
de LED disposant chacun de son régulateur.
De
manière à pouvoir utiliser le schéma ci-contre dans n’importe quel
cas de figure, la diode D1 a été ajoutée pour autoriser le
fonctionnement en alternatif. |
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3.
Détection du sens de marche
Si
l’on dispose d’une rame réversible, il est intéressant de pouvoir allumer
soit deux LED rouges de fin de convoi, soit deux LED blanches lorsque la rame va
en marche arrière.
Il
est nécessaire de disposer d’un système automatique autonome car,
contrairement à une motrice, l’inversion ne peut être commandée ni par une
sortie du décodeur, ni, en DCC, par la polarité des rails.
La
détection du sens de marche est faite par un ressort fixé sur un essieu qui
établit un contact avec une butée selon le sens de rotation.
Pour
ne pas freiner l’essieu, le ressort sera très léger et le contact risque d’être
aléatoire. La commutation doit donc mémoriser le sens de marche, ce qui
évitera en outre d’éteindre les LED en cas de mauvais contact ou, en DCC,
lorsque le convoi s’arrête.

Avec
2 transistors et 2 résistances on réalise une bascule bistable (‘flip-flop’)
qui garde en mémoire le sens du dernier contact reçu. Le contact étant relié
aux roues, deux diodes éliminent les alternances positives qui grilleraient les
transistors.
Pour
faciliter la compréhension, le schéma ci-contre représente une alimentation
classique des LED au travers de résistances, qui seront bien entendu
remplacées par un régulateur de courant dans le montage final.
Comme
c’est pratiquement toujours le même transistor qui conduit en premier, un
test préalable permet de choisir pour les LED rouges le côté les alimentant
par défaut lors de la mise sous tension.
Dans
le cas d’une alimentation continue ou hachée, le bistable reste nécessaire
pour maintenir l’éclairage pendant les mauvais contacts, mais le détecteur
de sens serait inutile, les diodes étant simplement reliées à l’alimentation
par les rails, dont la polarité est fonction du sens de marche.
Mais,
si l’on veut un système indépendant du mode de commande (continu, haché,
alternatif ou DCC), comme il faut être sûr d’avoir une polarité pouvant
être négative sur le contact de sens de marche, au lieu d’un détecteur
commun aux deux sens, suffisant en alternatif, il faut équiper deux essieux en
détecteurs, chaque sens étant détecté par l’essieu relié au rail gauche
dans le sens détecté.
4. Le
montage complet
Le
montage complet combine l’alimentation du condensateur, la détection de sens
de marche et l’alimentation des LED au travers d’un régulateur de courant.
Un seul régulateur aurait pu être utilisé pour les deux sens de marche, mais
avec quelques risques de stabilité de l’état du bistable à faible tension.
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Commande
de LED en alternatif ou continu
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Les
LED sont des diodes qui ont la particularité d’émettre de la
lumière lorsqu’elles sont traversées par un courant.
Une
diode (ou une LED) ne conduit le courant que dans un seul sens.
Conventionnellement,
du pôle plus vers le pôle moins, la diode conduira si la bague
circulaire imprimée sur la diode (ou le côté de la LED qui a une
partie plate au lieu d'être rond) est du côté du moins.
Pour
s'en souvenir, ce côté s'appelle Cathode, symbolisé par un K, ce qui
rappelle le schéma d'une diode ,
et le côté où se trouve la bague correspond à la barre du K et au
côté moins "-".
Contrainte
en courant
Dans
le sens où la diode conduit, elle fait "chuter" la tension
(0,7 volts pour une diode 1N4007 ou 1N4148, de 1,6 à 3 volts pour une
LED). Si le courant dépasse une certaine valeur (1A pour 1N4007, 75mA
pour 1N4148, 20mA pour une LED), la diode "grille" et se met
en général en court-circuit.
Pour
éclairer, une LED usuelle a besoin d'être traversée par un courant
d'au moins 5mA. Elle grille si le courant dépasse 20mA. Pour avoir
environ 10mA sur une alimentation 12v, on peut simplement mettre en
série avec la LED une résistance de 1kohm (compte-tenu de la chute de
tension de 2v dans la LED). Avec un transfo d'accessoires en 14v
alternatif, on doit se souvenir que la tension crête est 14x1,4=20v et
il faut mettre une résistance de 1,8 ou 2,2kohms en série avec la LED,
au lieu de 1kohms.
Il
faut éviter de mettre les LED en parallèle, car comme il est
pratiquement impossible qu’elles aient rigoureusement la même chute
de tension, l’une d’elles conduira avant les autres et supportera
seule le courant prévu pour tout le groupe.
Contrainte
en tension
Dans
le sens où elle ne conduit pas, la diode se comporte presque comme un
isolant (quelques micro-ampères), jusqu'à une certaine tension, dite
"tension inverse de claquage". Au-delà, elle se met en court
circuit. Une diode type 1N4007 supporte 1000 volts en inverse, seulement
75v pour une 1N4148, et, seulement quelques volts dans le cas d'une LED
(environ 5v).
Pour
une alimentation en alternatif (ou DCC), il faut donc protéger une LED
pour qu'elle ne claque pas pendant l'alternance où elle est alimentée
à l'envers.
Si
l'on met une diode classique en série avec la LED, dans le même sens,
le tout en série avec la résistance, on ne protège pas la LED contre
la tension inverse, mais la diode en série va limiter le courant
inverse à quelques micro-ampères et donc empêcher a priori la LED de
recevoir assez d'énergie pour être détruite (elle risque toutefois d’être
endommagée).
Si
l'on met une diode classique en parallèle avec la LED, mais en sens
inverse, et le tout en série avec la résistance, cette diode conduira
dès que la tension inverse sera supérieure à 0,7v et la LED sera
protégée.
Montages
pratiques
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Le
plus simple pour alimenter une LED en limitant son courant et en
la protégeant de la tension inverse est le schéma classique
avec une résistance en série représenté ci-contre.
Si
la tension peut s’inverser, une diode inverse protègera la
LED.
L’inconvénient
de ce montage est que le courant dans la LED dépend
linéairement de la tension d’alimentation et cela oblige à
définir la résistance au cas par cas selon l’utilisation. Un
montage prévu pour 12v continu ne conviendra pas si l’on veut
le mettre sur une alimentation alternative pour accessoires ou
une voie en DCC.
En
outre, la mise en série de plusieurs LED oblige à changer la
valeur de la résistance si l’on veut conserver la même
luminosité. |
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Il
est donc préférable d’alimenter les LED au travers d’un
régulateur de courant qui maintiendra le courant à l’identique
(par exemple 10mA) dès que la tension d’alimentation dépasse
un seuil fonction du nombre de LED en série.
Si
la chute de tension dans le régulateur est de 1,5v et de 2v
dans chacune des " n " LED, la tension
minimale d’alimentation devra être de 1,5 +
n x 2 volts. En 12v, on peut mettre jusqu’à 5 LED
en série.
Il
existe des circuits intégrés régulateurs de courant (LM317),
mais, pour quelques milliampères, 2 transistors et 2
résistances donnent le même résultat, pour un coût moindre
et un encombrement plus facile à dissimuler.
Le
transistor T1 conduit tant qu’il est polarisé par R1 et
alimente la LED (ou le groupe de LED). Dès que la chute de
tension dans R2 atteint 0,7v environ, T2 conduit et diminue la
tension de polarisation de T1, régulant donc le courant dans la
LED à cette valeur. |
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Pour une alimentation en
alternatif, la diode D1 sera mise en série avec le montage car, avec la
résistance R1 et l’alimentation des LED au travers d’un transistor,
le courant de fuite inverse de D1 n’est plus dangereux pour les LED.
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Commande
de FAM
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Objectif
Alimenter
un actionneur à fil à mémoire (FAM) pour automatismes miniatures
(cf. doc de JLP sur le site Pro-Rail) :
-
aiguillages
-
barrières de passage à niveau
-
sémaphores
-
simulation du mouvement d’engins de travaux
Le
système doit pouvoir être commandé par impulsions ou contact
permanent, la mise en mémoire du dernier état commandé permettant
en outre de retrouver, à la mise sous tension, le réseau dans l’état
où il était lorsque l’on a coupé l’alimentation (indispensable
en cas de coupure fugitive de courant).
L’alimentation
du FAM doit assurer la régulation du courant (150 à 220 mA par
exemple pour le fil Pro-rail), sans précaution particulière sur l’alimentation
générale ou la longueur du FAM, ce qui autorisera par exemple la
mise en série de deux FAM pour une commande de passage à niveau.
L’état
du système doit pouvoir être disponible pour alimenter une
signalisation ou commuter un cœur d’aiguille par exemple.
Montage
Relais
bistable
La
commande passe par un relais bistable 12v à deux bobines de faible
consommation (moins de 5 euros).
Ce
choix offre de nombreuses possibilités pour la commande :
-
courant continu 12v (état logique éventuellement découplé par un
transistor ou contact)
-
courant alternatif 14v ‘accessoires‘au travers d’une diode (une
simple alternance sur deux)
-
commande permanente ou par impulsion
Le
relais bistable conserve en mémoire le dernier état commandé.
Le
choix d’un bistable à 2RT 1A permet de disposer d’un contact
inverseur isolé et de deux tensions de signalisation.
Régulateur
de courant
L’alimentation
proposée en standard avec les FAM présente plusieurs
inconvénients :
-
elle nécessite une alimentation stabilisée
-
elle doit être réglée en fonction de la longueur du FAM
Il
semble préférable (et plus simple) d’alimenter le FAM au travers d’un
régulateur de courant.
Un
régulateur fournira un courant constant quelle que soit la
résistance interne du FAM (donc quelle que soit sa longueur) et la
tension d’alimentation (la déformation du FAM étant liée à son
échauffement, il est même possible de l’alimenter en alternatif en
mettant simplement une diode en série avec le montage décrit).
Un
régulateur de type LM317 convient pour ce type d’alimentation, mais
l’encombrement et le coût peuvent faire préférer un montage à
deux transistors d’usage plus général (voir fiche sur l’alimentation
des LED).
Le
FAM est alimenté au travers du transistor T1, qui conduit grâce à
la tension de polarisation fournie par R1.
Le
courant dans le FAM traversant également les résistances R2 et R3, y
produit chute de tension d’environ 1v pour le courant nominal du
FAM.
Une
partie de cette chute de tension est prélevée par R3 pour alimenter
la base du transistor T2 et le rendre conducteur (0,7v environ)
lorsque le courant dans le FAM atteint sa valeur nominale. En
conduisant, T2 baisse le potentiel de la base de T1 jusqu’à ce que
le courant dans le FAM reste stable.
Si
l’on veut un montage utilisable dans toutes les circonstances (de 5
à 12v = ou 10 à 16v ~), le choix d’un transistor de type BD911
utilisé sans radiateur permet de dissiper sans problème l’énergie
nécessaire :
P
à dissiper par T1 = 200mA x (Tension d’alimentation - [1,5v dans
les transistors + 2 à 4v dans le FAM]) = maxi 1,5W
Les
autres composants sont peu critiques, n’ayant pratiquement rien à
dissiper.

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Détecteur
de présence sur un canton
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Objectif :
Détecter
la présence d’un convoi sur un tronçon grâce à sa consommation.
Si
le fourgon de queue est équipé d’une alimentation de feux de fin
de convoi par les rails, l’ensemble du convoi sera localisé. Dans
le cas contraire, ou pour détecter un wagon isolé, il faut mettre au
moins un essieu résistant sur chaque wagon (de nombreux articles
traitent de ce sujet et de la manière de préparer une peinture
résistante à appliquer sur l’isolant des axes).
Montage :
Deux
méthodes principales sont utilisées pour détecter la présence d’un
convoi :
- court-circuiter
un potentiel à haute impédance par la présence de la rame (comme
sur les réseaux réels),
-
détecter une chute de tension de l’alimentation provoquée par la
consommation de la rame.
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Court-circuitage
d’un potentiel élevé appliqué à la voie :
L’idée
est d’alimenter l’un des rails à la fois par une diode reliée à
l’alimentation de traction et par un potentiel élevé appliqué au
travers d’une résistance de forte valeur.
En
présence d’un convoi, son impédance étant faible par rapport à
la résistance, le potentiel chute et s’établit à la tension de l’alimentation
fournie au travers de la diode.
Il
suffit de détecter cette chute du potentiel par un relais ou un
amplificateur pour savoir que le canton est occupé.
Si
l’on veut rester dans un schéma simple, le système ne peut
fonctionner qu’en courant continu et dans un seul sens, en mettant
une diode en série avec l’alimentation (en sens inverse ou en
alternatif et DCC, c’est par l’impédance interne de l’alimentation
et sans besoin de convoi que le potentiel appliqué à la section sera
court-circuité).
Je
renvois à une page de l’AMFN qui traite ce sujet http://amfn.perso.cegetel.net/det2.htm
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Détection
d’une chute de tension en série avec l’alimentation :
Compte
tenu des contraintes de fonctionnement du circuit ci-dessus, on peut
utiliser un principe totalement différent : détecter l’effet
de la consommation du convoi sur la tension d’alimentation. Le
schéma reste simple et d’un usage très général.
J’avais
imaginé il y a 35 ans le montage décrit ci-dessous pour du continu
pur, et il a continué à fonctionner sans la moindre modification
avec du JouefMatic puis avec des alimentations plus élaborées. Le
système s’alimente directement sur le DCC. Dans les autres cas, on
peut prendre l’alimentation de contrôle dans l’alimentation de
traction avant le rhéostat ou le hacheur.
La
détection ne fonctionne que si la voie est alimentée. Pour arrêter
les trains, il faudra donc, en continu pur, ne pas couper l’alimentation
mais commuter sur de la HF ou du 5v alternatif qui aura en outre l’avantage
de maintenir un éclairage à l’arrêt.
La
tension d’alimentation est appliqué au canton au travers de deux
diodes.
Une
diode tête-bêche assure le retour pour la polarité inverse.
La
tension aux bornes des diodes alimente la base d’un transistor.
En
l’absence de convoi, la tension aux bornes des deux diodes est nulle
(la résistance R1 dérive les éventuels courants de fuite) et le
transistor ne conduit pas.
Quand
un convoi est sur le canton, la tension aux bornes des deux diodes
atteint environ 1v et le transistor conduit.
Un
actionneur (relais ou opto-coupleur) est commandé par le transistor,
son alimentation ayant une polarité commune avec le rail servant à
la détection (ce peut être le DCC des rails ou la tension avant
hacheur ou rhéostat dans les autres cas).
D3
protège l’opto et permet de réaliser un " OU "
entre détecteurs.
Un
condensateur filtre le signal (mauvais contacts et détection d’une
alternance sur deux).
En
courant continu, le schéma de base ci-dessus permet la marche
arrière, mais pas sa détection, ce qui est parfois suffisant. Pour
détecter les deux sens de marche, deux adaptations sont
possibles :
-
associer au transistor un transistor de polarité inverse, comme dans
le schéma ci-contre qui fonctionne également en DCC avec l’avantage
d’équilibrer la charge et la chute de tension entre les deux
phases,
-
remplacer les transistors par un ampli OP monté en différentiel (un
même composant ayant plusieurs entrées peut servir à plusieurs
détecteurs).
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Pour un montage appliqué en DCC,
reportez vous à cette page :
Montage
par détection de courant pour module de rétro-signalisation par
contact(DP1)et
une version simplifiée à :
cette
adresse
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Détecteur
de présence opto-électronique
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Objectif :
Détecter
le passage d’un convoi par la coupure d’un faisceau invisible.
Le
système n’est pas plus coûteux qu’une détection de passage par
ILS, mais détecte avec précision le passage de tout type de
matériel sans nécessiter l’installation d’aimants. En outre, il
est plus facile à fondre dans le décor.
Les
utilisations sont multiples :
- anti-talonnement
automatique d’un aiguillage,
- boucle
de retournement,
-
bruitages ou animations (sifflet, passage à niveau, chargement)
commandés au passage des trains,
-
arrêt précis en tête de quai, coupure d’alimentation si l’on
s’approche trop d’un heurtoir,
Dans
ces cas, une détection de présence par consommation de courant est
peu adaptée (complication, imprécision entre essieux et extrémité
du véhicule, nécessité de couper les rails et d’avoir des essieux
résistifs, impossibilité de déplacer facilement le point de
détection pour trouver le bon endroit).
Montage :
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Le
principe
Le
convoi est détecté par la coupure du faisceau lumineux.
La
sortie pourra être activée au choix lorsque le faisceau est établi
ou coupé (cf option).
Pour
ne pas être visible et s’affranchir autant que possible de la
lumière ambiante, le système utilise un faisceau infrarouge.
Les
puristes feront remarquer que le phototransistor est sensible à la
lumière directe du soleil et qu’il faudrait utiliser un faisceau à
lumière modulée pour éviter ce problème. D’une part je n’ai
observé le phénomène qu’avec la lumière du soleil, pas un
éclairage artificiel, d’autre part, l’objectif étant de faire
simple, économique et efficace, un petit tube de papier noir autour
du phototransistor évitera si nécessaire la lumière parasite.
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Réalisation
(à peine plus d’un euro) :
L’émetteur
est une LED de type IRS5 qui émet en dehors du spectre visible.
Le
récepteur est un phototransistor de type IRE5 qui conduit lorsqu’il
reçoit des rayons infrarouges. Ce transistor ne supportant pas plus
de 4mA, le signal ne peut être utilisé directement et doit être
amplifié.
Attention :
le phototransistor NPN ressemble à une LED incolore, mais le méplat
correspond au collecteur et donc, contrairement à une LED, se trouve
du côté " + ".
Le
détecteur est un amplificateur opérationnel de type LM311 qui
fonctionne dans une plage de 5 à 15v et dont la sortie est un
transistor NPN supportant 50mA, ce qui permet de commander directement
un actionneur (relais ou commande directe d’un automatisme, voire d’un
transistor de puissance si nécessaire).
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Mise
en œuvre du faisceau :
Utilisés
tel quels sans lentille, la distance entre la LED IR et le
phototransistor ne doit pas dépasser 15 à 20 centimètres.
L’angle
d’ouverture du faisceau de la LED comme du phototransistor est de
20°, leur orientation n’est donc pas critique. L’encombrement est
identique à celui des LED 5mm et il sera facile de les dissimuler
dans le décor.. Il faut toutefois éviter que le phototransistor ne
reçoive les rayons directs du soleil (le mettre éventuellement dans
un petit tube de carton noir mat).
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Circuit
imprimé :
Le
circuit de détection sera monté au plus près du capteur (avec les
mauvais contacts, les hacheurs, le DCC, … et des mètres de rails,
un réseau est un immense générateur de parasites).
Le
circuit imprimé ne fait que 4 centimètres carrés et pourra être
placé sans problème.
La
tension d’alimentation continue peut aller de 5 à 12v (si elle est
juste redressée, filtrer avec un condensateur pour ne pas avoir de
pointes dépassant 15v sur le LM311).
Une
LED (facultative) est prévue pour vérifier le fonctionnement pendant
la pose.
Option
1 : Pour une sortie au repos (potentiel libre) lorsque le
faisceau n’est pas coupé, monter normalement la résistance de 4,7k
et mettre un strap entre le phototransistor et le point marqué
" R ".
Option
2 : Pour une sortie active (mise à 0v) lorsque le faisceau n’est
pas coupé, monter la résistance de 4,7k dans le trou marqué
" R " et mettre un strap entre le phototransistor
et le point marqué " T ".
Il
est possible de souder directement les fils, de mettre des cosses
faston, des connecteurs ou des bornes à vis au pas de 5,08mm.
Le
tracé permet de juxtaposer plusieurs circuits avec une seule
alimentation (continuité des pistes " + " et
" - ").
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